Mon drapeau, c’est l’noir de ses yeux
Dans ses cheveux bohèmes, y a des secrets silencieux
Mes soupirs fondent dans son silence
Et plus je m’éloigne, plus j’ai cette évidence :
Pourquoi dans ta mer tous les hommes se noient en cadence ?
Ils disent : interdit d’aimer les montagnes
D’enlacer la ville blanche dans tes rêves qui t’accompagnent
Interdit d’dessiner son cœur
Interdit d’écrire son blaze, même en douce, même en douleur
Sur les murs des bars, des cellules, des heures
J’me perds dans tes yeux, j’oublie le monde autour
Même quand tout s’écroule, toi t’es mon seul secours
Ils disent qu’on n’a pas l’droit, qu’on joue avec le feu
Mais moi j’vois la paix… quand je plonge dans tes yeux
J’me perds dans tes yeux, j’oublie le bruit des lois
Même quand ils m’enchaînent, toi tu m’libères, pourquoi ?
S’ils veulent éteindre l’espoir, moi j’le rallume à deux
Parce que ma liberté… elle commence dans tes yeux
Ils disent : l’amour c’est un crime
Ils disent : le rêve te condamne, t’abîme
Ils disent : l’espoir dérange le régime
Ils veulent nos voix basses, nos âmes anonymes
Et moi… chaque fois qu’ce pays m’étouffe et m’abandonne
Tes yeux deviennent l’endroit où j’respire, où j’me façonne
T’es ma fuite, ma force, ma zone
Quand tout s’effondre… toi t’es la seule qui résonne
J’me perds dans tes yeux, j’oublie le monde autour
Même quand tout s’écroule, toi t’es mon seul secours
Ils disent qu’on n’a pas l’droit, qu’on joue avec le feu
Mais moi j’vois la paix… quand je plonge dans tes yeux
J’me perds dans tes yeux, j’oublie le bruit des lois
Même quand ils m’enchaînent, toi tu m’libères, pourquoi ?
S’ils veulent éteindre l’espoir, moi j’le rallume à deux
Parce que ma liberté… elle commence dans tes yeux
GHANI MAHDI
JUNE 2026